Enragés (parties 1 et 2)

Publié le 17 juillet 2015 par Gee dans Jukebox

Il y a quelques mois, j’inaugurai cette section avec Novlangue, une chanson enregistrée plusieurs mois auparavant et publiée à cause du contexte. C’est un peu la même chose pour celle-ci, qui est encore plus ancienne. La seconde partie a été enregistrée en septembre 2014, la première en novembre (même jour que Novlangue, d’où la disposition identique). Oui, la seconde partie a été enregistrée en premier car c’est la plus importante (la première n’est qu’une sorte d’intro).

Cette fois, ce sont les derniers événements en Grèce qui me poussent à la rendre publique. Une chanson qui parle d’argent roi et de révolte, bien sûr… Les paroles sont peut-être naïves, mais je peux vous garantir que dans le genre catharsis, ça fait un bien fou de gueuler tout ça dans un micro. Petite précision : je ne suis pas batteur, donc soyez indulgents si la partie de batterie n’est pas toujours au top… Mais bon, la partie de batterie est relativement simple, du coup j’ai quand même essayé de la jouer moi-même (contrairement à Novlangue qui, de fait, n’a été enregistrée qu’en version acoustique – mais la version complète sortira sans doute un jour aussi).

Comme pour Novlangue, vous pouvez regarder la chanson sur PeerTube ou l’écouter sur Soundcloud :

Les paroles (vous pouvez aussi lire les tablatures) :

(Partie 1)

Indignez-vous, la jeunesse en bas

Les vieux au placard

Indignez-vous, la jeunesse en bas

En bas de contorsion, hagards

À brûler ton héritage

Toi le fils des Lumières

D’un mois de mai mirage

Des charognards en l’air

Sans même le cœur à la révolte

Une sourde résignation

On la mesure, on la récolte

Notre impuissance à tout front

Du confort à la barricade

De la télé à l’insurrection

De l’amorphie à la chamade

Des calmants aux révolutions

Indignez-vous, indignez-vous qu’il disait

Mais surtout n’oubliez pas d’être enragés

(Partie 2)

Plus le temps passe, plus ils prennent

Plus ils gagnent, moins nous avons à perdre

Et les chants s’élèvent

D’une patience qu’on met en grève

Ne voulaient-ils pas qu’ordre et beauté ?

Et stock-options, luxe, calme et volupté ?

Devrions-nous être reconnaissants ?

Sommes-nous de bien trop gâtés enfants ?

Dis-leur que les comptes ne sont plus à rendre

Mais à rebours

Dis-leur qu’ici il n’y a plus rien à prendre

Et s’ils veulent toujours

Il faudra nous passer sur le corps

Nous n’abandonnons que morts

Tant qu’il y aura du sang dans nos veines

De l’espoir dans nos plaines

Ce sera la bourse, Wall Street ou la vie

Notre fureur à en blanchir leurs nuits

Plus d’paradis où s’évader

Quand les masses se feront enragées

Il n’y a plus de corde à tirer pour les pillards

Mais des myriades prêtes à larguer les amarres

Nous qui ne voulions que la paix

S’il y a carnage, ce sera de leur fait

Plus le temps passe, plus l’orage gronde

Et se tarissent leurs chances d’éviter la fronde

Et le peuple qu’on rend chèvre

Caresse l’idée d’attraper la fièvre

Dis-leur que le temps béni qu’ils pleurent

Est révolu

Dis-leur que nous pourrions être frère et sœur

Mais en cas de refus

Il faudra nous passer sur le corps

Nous n’abandonnons que morts

Tant qu’il y aura du sang dans nos veines

De l’espoir dans nos plaines

Ce sera la bourse, Wall Street ou la vie

Notre fureur à en blanchir leurs nuits

Plus d’paradis où s’évader

Quand les masses se feront enragées

Abrogeront la loi du plus fort

Et décideront de leur sort

Qu’il en faudra des peurs et des peines

Et du sang dans nos veines

Ils ne pourront y mettre le prix

Les dollars n’étoufferont pas les cris

Ni les clameurs d’une foule enivrée

D’une foule à jamais enragée

Enragée

Enragée

Enragée

Enragée

Catégorie « Jukebox »

Tous les articles

Ce blog est publié sous licence libre, il est librement copiable, partageable, modifiable et réutilisable. Il est gratuit car financé par vos dons, vous pouvez me soutenir via la plateforme de votre choix :

En juin, 175 € ont été collectés sur un objectif mensuel de 1600 € (SMIC brut), soit 11 % :

Sources de revenu