Post-scriptum

Post-scriptum

Vous le ne voyez sans doute pas, mais il y a une explosion de visites sur mon blog. On m’a signalé que le dernier article Le deuil de la démocratie représentative avait été partagé par des gens très suivis sur les rézozozios (Korben par exemple). Je vois aussi des gens arriver de Reddit et autres… Waw. Pour vous donner une idée, il y a eu plus de pages vues aujourd’hui que pendant tout le mois de février (meilleur mois du blog jusqu’à maintenant). Plus de 15% des visites comptabilisées sur le blog depuis la création datent de la seule journée d’aujourd’hui. J’ai eu plus de commentaires sur cet article que sur tous les autres réunis. Etc. Etc.

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Bref, j’ai un sentiment relativement partagé par rapport à ça : d’un côté, chouette, du monde qui me lit, c’est plutôt une bonne nouvelle. D’un autre côté… bah, c’est toujours l’article polémique torché en 2 heures sous le coup de l’émotion qui finit sous les projecteurs. Alors que d’autres articles où tu mets du cœur et du travail sont à peine partagés à la sortie… C’est presque ridicule en fait, mais on ne choisit pas.

Alors j’espère juste que les visiteurs ponctuels jetteront un œil au reste du blog avant de fermer l’onglet, parce que j’ai pondu tellement d’articles plus constructifs et intéressants que celui-ci… qui n’est au final qu’une sorte de catharsis et, même si je sens bien en lisant les réactions que certains en avaient besoin, ça reste un pavé dans la marre. Je ne suis pas « monsieur abstention », je n’ai pas l’intention d’en faire un étendard, je n’ai aucune solution miracle et je n’ai pas l’intention de représenter qui que ce soit d’autre que moi-même.

Je reçois un commentaire toutes les 10 minutes sans compter les tweets et cie. La plupart vont dans mon sens : j’ai eu un nombre incroyable de « merci » pour avoir mis des mots sur un malaise partagé. Ça fait déjà une bonne raison de l’avoir écrit, cet article. Plusieurs commentateurs sont plus modérés et d’autres me trouvent carrément con. Et franchement, j’aurais du mal à leur en vouloir, je n’ai pas la vérité absolue et il est possible que je relise ce billet dans quelques années en me disant « mais quel abruti » avant d’aller mettre un bulletin dans une urne. Ou pas. J’aime à penser que je suis moins con qu’hier mais beaucoup plus que demain : ça ne veut pas forcément dire que mon avis aura changé, mais on verra bien. Prenez ce billet pour ce qu’il est, une capture d’écran d’une humeur de journée électorale.

Car encore une fois c’était un billet écrit sous le coup de l’émotion dimanche dernier en entendant tellement de conneries sur l’abstention, présentée comme le problème n°1 de la politique alors que ce n’est qu’une conséquence d’un milliard de gouttes d’eau qui ont fini par faire déborder le vase (symbolisées plus ou moins maladroitement par les 5 étapes du deuil). Maintenant il y a tellement de partages et de réactions que j’ai vraiment du mal à tout suivre, et dans ces cas-là, c’est simple, je me déconnecte et je prends du recul : attendez-vous à pas mal de silence de ma part, le temps que le soufflet retombe (ça tombe bien, j’ai plein de trucs à dessiner – et à colorier -, ça me changera les idées).

Et sinon, Lennon est mort depuis 35 ans aujourd’hui. Peace, chers amis.

paix




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