Aaron

Publié le 11 janvier 2016 par Gee dans Jukebox

aaronIl y a 3 ans, Aaron Swartz mettait fin à ses jours, poussé à bout par la pression judiciaire et la volonté de faire de lui « un exemple ». Il en aura de fait été un, un exemple d’être humain exceptionnel persécuté au nom du sacro-saint droit de propriété intellectuelle.

Voici une chanson écrite il y a un peu plus d’un an en hommage à Aaron Swartz et enregistrée au printemps dernier (même session que Le bruit des vautours). Comme d’habitude, j’y joue tous les instruments à l’exception de la batterie (programmée sur Hydrogen). Le visuel ci-contre est basé sur la célèbre photo de Sage Ross (licence CC By Sa).

Vous pouvez écouter la chanson ici même, ou bien sur Soundcloud ou encore YouTube. Elle est bien sûr sous licence libre et vous pouvez également la télécharger dans le format qui vous convient :

Et enfin, voici les paroles (et les tablatures) :

La gueule de bois au déjeuner

Ô camarade tombé, perdu

Ce jour où la grande machine à broyer

Par toi, nous a vaincu

Vautrés dans notre beau confort

On croyait à une guerre sans mort

Croyait-on même à une guerre ?

Notre contestation tranquille

Et le réveil est amer

Et plus rien n’est paisible

Quand on assassine les génies qui rayonnent

Et glorifie les vendeurs de téléphones

Aaron, Aaron, pour c’que l’on donne

Combien de frères qu’on emprisonne ?

Combien de luttes qu’on abandonne ?

Aaron

Les sanguinaires

De guerre lasse t’ont mis à terre

C’est qu’ils souffrent dès qu’on est fiers

26 printemps, combien d’hivers ?

Edward a fui, Julian se cache

Et combien de tombes anonymes ?

De droits par travers qu’on arrache

La contre-attaque est légitime

Quand l’ennemi est devenu intérieur

Avec pour seules armes nos peurs

Combien d’avenants dans le contrat ?

Pour quelle excuse on marche au pas ?

Des biens communs aux fausses communes

Tu paies le prix fort de la thune

Et s’ils sont vainqueurs

Pas de médaille, pas de légion d’honneur

Aaron, Aaron, pour c’que l’on donne

Combien de frères qu’on emprisonne ?

Combien de luttes qu’on abandonne ?

Aaron

Les sanguinaires

De guerre lasse t’ont mis à terre

C’est qu’ils souffrent dès qu’on est fiers

26 printemps, combien d’hivers ?

Catégorie « Jukebox »

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