Annonce : retrouvez-moi ce dimanche à 17h00 au Festival du Livre de Paris pour une séance de dédicaces de mon roman Sortilèges & Syndicats !

Pimprenelle et le gros porc

Publié le 11 mars 2020 par Gee dans Comic trip, GBBU
Inclus dans le livre Grise Bouille, Tome V

Nouvel épisode du Grease Boy Bullshitgraphic Universe, après :

  1. Les héros du réchauffement

  2. Les preux chevaliers

  3. Le premier publicitaire

  4. Ghosn with the wind

Avertissement : cette BD évoque des thèmes violents tels que le viol et la pédophilie, et contient une séquence gore (sans lien avec les thèmes en question, je le précise). Si vous êtes sensible à ces thématiques ou aux images violentes en général, lisez plutôt une BD plus légère et prenez soin de vous.

Pimprenelle & le gros porc

Pimprenelle frappe à une porte (« Toc toc toc ! ») avec une étoile dessus : « Bonjour, c'est ici pour le casting ? » Quelqu'un répond, à l'intérieur : « Entrez ! »

Un vieux libidineux accueille Pimprenelle en la dévisageant : « Vous êtes ? » Pimprenelle : « Pimprenelle, actrice. » Le vieux : « Ouuuuh mais vous êtes mignonne comme tout ! Je me demande si c'est un casting ou un rendez-vous galant, haha ! » Pimprenelle : « Euuh, nan ?  Moi j'suis juste là pour le rôle. »

Le vieux, salivant, prend une chaise : « Oui-oui-oui ma jolie mais on a toouuut notre temps !  Viens donc t'asseoir sur mes genoux, je vais te faire lire ton texte. » Pimprenelle : « Non mais non ! Vraiment, hein ! » Le vieux : « Je suis producteur et réalisateur, le film sera une adaptation de mon best-seller “La jute et les jupettes”, c'est dire si je maîtrise. » Pimprenelle : « C'est pas que vous me répugnez mais euh… bah si en fait, c'est ça. »

Le vieux se jette sur Pimprenelle, la bave au lèvre, en se tenant la braguette, avec un regard de pervers : « Raaaaah mais laisse-toi faire, fais pas ta prude, petite allumeuse ! J'vais te montrer c'est qui le patron ! Rrrraahhhaahahhhhh ! » Pimprenelle réagit immédiatement en criant : « LES COPINES, À MOI ! »

Le mur explose, deux nouvelles héroïnes apparaissent : Cosette, en disant « APREDJERS, SECTION FÉMININE, PAS UN GESTE ! », et Glabouldia l'extraterrestre disant : « MAINS EN L'AIR, SAC À MERDE ! » Pimprenelle se tient fièrement entre elles deux. Hors-champ, le vieux dit : « De kouwa ?!  Mais… ! »

Le vieux, surpris : « Mais enfin, qui êtes-vous ?! » Cosette, avec son balai : « Cosette, ancienne technicienne de surface reconvertie en bottage de culs. » Glabouldia, qui le tient en joue avec un atomiseur : « Glabouldia, Miss Univers. La vraie. » Pimprenelle, souriante, les bras croisés : « Avec les copines, on se lance dans la chasse aux violeurs pédophiles. » Glabouldia précise : « Moi j'botte pas les culs, j'les atomise, c'est un autre style. »

Le vieux, transpirant et feignant l'outrance : « Pédophile, MOUWA ?! » Pimprenelle, énervée : « J'ai une gueule à être majeure ? » Le vieux : « Pffeuh, avec tes fringues d'aguicheuse, tu fais plus que ton âge.  À huit ans, tu n'es plus une enfant. » Cosette, énervée aussi : « Et quand bien même, elle a une gueule à être consentante, sale violeur ? » Glabouldia, blasée sur le côté : « Bon alors, j'l'atomise, le gros porc ? »

Le vieux lève agite les bras en l'air : « Ralalah, les Mères La-Morale qui viennent casser le romantisme d'antan. Mais je suis un LIBERTAIRE moi !  Bien sûr que les amours interdites m'attirent ! » Cosette, toujours plus énervée : « Coco, on est une bande d'anarchistes, tu vas pas nous apprendre à être libertaires… » Pimprenelle confirme : « Ouais, et en tant qu'anars, on lutte contre toutes les formes de domination.  Et la domination d'un gros dégueulasse de 50 piges sur une môme de 8 ans, j'la place dans le top 10 des saloperies de pervers ivres de leur pouvoir. » Glabouldia, zen : « Les amies ?  J'atomise, j'atomise pas ? Vous me ditez hein, j'ai un bouton à presser. »

Le vieux s'énerve maintenant, outré : « Et quand bien même !  Vous ne pouvez pas me juger sur ma vie privée, je suis un ARTISTE, mouwa ! Il faut séparer l'homme de l'artiste ! » Pimprenelle, souriante, part sur le côté en levant la main : « Ah ! Ça j'peux faire ! » Glabouldia, perdant patiente : « Allez, arrêtez de faire des phrases, j'l'atomise et on va boire un canon, nan ? »

Pimprenelle revient en courant avec une tronçonneuse qui fait « VVRRRRRRUUUGNUGNUGNUGNUGUUUUHH ! », et l'enfonce profondément entre les jambes du vieux qui hurlent : « AAAAAAAAAARGGGHHHHHHHHH ! » pendant que son zgeg est déchiqueté. Pimprenelle explique en rigolant : « Je sépare l'homme de l'artiste ! »

Les trois amies sont tachées de sang, le vieux est plié en deux sur le sol, se tordant de douleur en faisant « Gnnniiiiii… ». Cosette, dubitative : « Je suis pas sûre que c'était ce qu'il voulait dire… » Pimprenelle : « Tu crois ? Il passe tellement de temps à parler de sa teub dans ses bouquins, j'ai cru que « l'artiste », c'était encore une métaphore moisie pour remettre ça sur le tapis… » Glabouldia : « Ah ouais mais t'en as foutu partout, là. Franchement, je l'aurais atomisé, c'était propre, c'était net. »

Cosette, inquiète : « Mince, et maintenant, qu'est-ce que tu vas faire ?  C'est pas que j'en sois fâchée, mais t'as fais un truc pas super légal. Tu vas avoir des problèmes. » Pimprenelle, sereine : « T'inquiète, j'ai une technique infaillible pour commettre les pires saloperies et s'en tirer. C'est lui qui me l'a apprise, d'ailleurs. » Le vieux est toujours au sol et gémit : « Gnaaarghhh boboooo… » Glabouldia le regarde en disant : « Il a l'air de souffrir, quand même.  J'l'atom… j'le soulage ?

Quelques mois plus tard…

À la télé, on voit Ardisson qui interview Pimprenelle grimée avec une fausse moustache : « Alors Pimprelin, vous revenez avec ce nouveau livre très provoc, “Mes amours bûcheronnes”. Est-ce que vous n'avez pas peur de choquer le bourgeois en racontant vos pratiques un peu borderlines comme la castration à la tronçonneuse ? » Pimprenelle, souriante et sereine : « Vous savez Thierry, moi je suis avant tout un esthète qui croque la vie. Et puis il faut savoir que c'était une autre époque.  Les gens étaient moins coincés sur les sévices corporels… » Ardisson rigole : « Sacré Pimprelin ! »

Nicolas regarde la télé avec Cosette et Glabouldia en buvant des bières. Il dit : « Elle est forte, ma frangine, hein ? » Cosette lève un pouce en l'air : « Une warrior, Nico. » Glabouldia sourie aussi : « À part un point de désaccord sur l'armement, je suis fan. » À la télé, on entend toujours Ardisson : « On parle déjà du Goncourt, mais quelques associations anti-violence se plaignent… » Pimprenelle : « Écoutez Thierry, si les bien-pensants veulent se priver des plaisirs du déchiquetage de zizi, grand bien leur fasse mais qu'ils n'en dégoûtent pas les autres ! » Ardisson : « Sacré Pimprelin ! » Note : BD sous licence CC BY SA (grisebouille.net), dessinée le 6 mars 2020 par Gee.

Publié le 11 mars 2020 par Gee dans Comic trip, GBBU

🛈 Si vous avez aimé cet article, vous pouvez le retrouver dans le livre Grise Bouille, Tome V.

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