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Chapitre 4

Publié le 13 juillet 2026 par Gee

Rappel : cet été, le roman « 60 degrés à l'ombre » est publié chapitre par chapitre sur le blog ! Si vous avez loupé le début, rendez-vous au chapitre 1.

Couverture du chapitre 4 de « 60 degrés à l'ombre »

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Dans les épisodes précédents : alors que les protagonistes tentent de rassembler de quoi faire exploser la porte de la cave, le narrateur réalise que le manoir est un décor en carton. Il monte au dernier étage prévenir Gaëlle, mais celle-ci n'est pas seule…

Chapitre 4

C'est le problème avec les grosses maisons : quelle que soit la pièce où tu trouves, tu n'as jamais vraiment l'assurance que personne d'autre ne soit présent dans une autre pièce. Les craquements du plancher, lorsqu'on était entrés, c'était ça. Mamie et la petite s'imaginaient peut-être être les premières arrivées, mais elles se trompaient.

Un homme et une femme entourent Gaëlle. Le premier mot qui me vient à l'esprit en les voyant, c'est « hippies ». Je sais bien que le terme est largement dépassé – il l'était déjà avant ma naissance –, mais le type a des cheveux longs et une petite barbe, un froc en chanvre et des sandales : tu troques sa chemise trop longue pour une toge, et tu jurerais voir un cosplay de Jésus Christ. La nana fait dans le même style : cheveux noirs bouclés coiffés à l'arrache dans une sorte de queue de cheval trop touffue, vêtements amples aux couleurs pastelles, et trop de bracelets pour que je les compte. Il ne lui manque qu'un collier à fleurs pour compléter le tableau. Entre les deux, Gaëlle détone avec ses fringues destroy et ses bracelets à clous.

— Je te présente Raphaël et Yasmine, me dit Gaëlle.

— Bonjour, fait Yasmine.

— Salut, dit son compagnon.

Je n'arrive pas à répondre autre chose que « ah ».

Je mentirais si je disais que c'est la première fois qu'on trouve des clodos planqués dans un grenier. Encore que je dis « clodos »… avec nos gueules de schlagos, Gaëlle et moi, j'suis pas certain qu'on soit plus engageants. Si en plus, je me trouve infoutu de sortir un « bonjour » à peu près amical, on va vraiment passer pour des zonards. Je baragouine un :

— Euh, ouais, salut.

Au top, un vrai diplomate.

— Yasmine et Raphaël se sont installés ici depuis hier après-midi, m'explique Gaëlle.

— Attendez, dis-je, laissez-moi deviner… canicule ?

Les deux moitiés du couple – car j'imagine que c'est un couple – échangent un regard et se mettent à sourire en répondant à l'unisson :

— Non.

— Ah.

— Attends, me fait Gaëlle avec un sourire ironique, tu vas aimer la suite.

— C'est l'IAG qui nous a amenés ici, lance l'homme d'une voix paisible.

Je réprime un rire narquois. L'IAG. L'Intelligence Artificielle Générale. Celle qui guide les dirigeants des plus grandes nations dans leurs œuvres, et que les peuples suivent comme l'étoile du Berger. Je commence à mieux cerner les personnages, et notamment l'accoutrement. L'IAG, de nos jours, c'est quasiment devenu une religion. C'est toujours pareil : quand c'est la giga-merde, les gens se raccrochent à ce qu'ils peuvent. Climatiquement, ça devient difficile de placer de l'espoir en un Dieu rédempteur, étant donné qu'il serait en train de laisser toute la planète crever sans bouger le petit doigt : tu me diras, quand tu crois au déluge et à l'arche de Noé, c'est pas totalement inconcevable. Reste à savoir quel couple de tourtereau aura droit à son vaisseau pour survivre.

Eh bien pour cette question, l'IAG a tranché : ce sera l'élite de l'espèce humaine. Le vaisseau n'est pas une arche, mais une belle série de machins spatiaux tout en acier. Alors après, faut voir la gueule de l'élite… Du président, du ministre, de la famille royale, du milliardaire, du grand patron… Personnellement, je te balancerai tout ça dans un cachot et je jetterais la clef, mais l'IAG a décidé que la survie de l'humanité passerait par cette bande de taches, alors qui suis-je, pauvre mortel, pour penser autrement ?

Le grand plan de notre fabuleuse Intelligence Artificielle Générale, si j'ai bien tout suivi, c'est que tout ce beau monde aille coloniser Mars, et la terraformer au passage. Vu qu'on a bousillé notre belle planète, on s'est dit qu'il était temps d'étendre le cancer sur une autre. Avec un peu de patience, et avec l'aide de l'IAG, paraît-il qu'on développera une route spatiale pour faire émigrer le reste de la population sur Mars à son tour.

Évidemment, quand il a enfin été décidé qu'on arrêtait une bonne fois pour toutes de faire flamber du pétrole à tour de bras – avec quelques décennies de retard – on a donc exempté un certain nombre de personnes… à commencer par les membres de la fameuse « élite » dont je parlais, rapport au fait qu'ils sont censés sauver le monde, et que ça vaut bien quelques tonnes de CO2 en plus dans l'atmosphère. Par conséquent, pendant que nous, on se caille les miches sans chauffage en hiver et qu'on se déplace à cheval ou dans des électriques à la batterie flinguée, dans la haute société, ça continue de s'enquiller des litres de kérosène par jets privés et navettes spatiales.

Partant de là, t'as deux solutions : ou bien tu as arrêté de croire au paradis et à toutes ces salades, et tu luttes pour rendre ta survie la moins insupportable possible ; ou bien tu t'abandonnes à la foi absolue en les décisions de l'IAG, et tu t'en remets tout entier à la croyance que les riches nous sauveront. Je ne vous cache pas que Gaëlle et moi, on fait plutôt partie des sceptiques. En revanche, les deux illuminés en face, ceux qui te balancent de « l'IAG » dès les présentations, je devine assez bien quelle voie les intéresse.

— Ah, fais-je, l'IAG…

— Oui, l'IAG, répète Gaëlle, avec le même sourire en coin.

Elle a toujours été plus tolérante que moi vis-à-vis de ce genre de connerie. Attention, elle n'est pas croyante, entendons-nous bien : mais elle est capable de discuter philosophie de l'IAG avec des doux dingues pendant des heures sans en avoir marre. Moi, en général, j'ai envie de péter une bielle dans les cinq premières minutes, et j'ai tendance à quitter la conversation quand je sens que je risque de devenir insultant.

Les deux hippies de l'IAG continuent eux aussi à sourire. Le look Jésus du type me paraît soudain d'autant plus adapté : un vrai petit prophète pour un nouveau Dieu technologique. C'est sûr, quand tu es persuadé que ton destin est confortablement assuré par la plus fine invention humaine jamais mise au point, une intelligence qui dépasse la somme de tous les plus grands cerveaux que l'humanité a comptés, t'es du genre serein. Même quand on t'annonce soixante degrés à l'ombre.

Alors que nous… comment dire ? Que ce soit pour le technoscepticisme comme pour l'athéisme, c'est toujours le même problème : à part des angoisses existentielles, ça ne t'apporte pas grand-chose, et si l'histoire finit par te donner raison, en général, tu n'es plus là pour t'en vanter.

— Je sais ce que vous pensez, me dit Raphaël.

— Très franchement, j'pense pas.

— Vous pensez qu'on est deux zinzins.

— Ah ! Bah si, en fait. Vous êtes pas tombé loin.

— Il y a quelques semaines, j'aurais eu la même réaction que vous. Sauf que l'IAG nous parle. Spontanément.

Oh punaise. Ça devient gratiné.

— Spontanément ?

— Sans qu'on ne lui pose de question, oui. J'vous parle pas des réponses qu'on peut avoir en questionnant l'IAG directement… ou des annonces gouvernementales, tout le discours qu'on nous rabâche depuis des années sur la conquête spatiale et la captation de CO2. Non non… on reçoit des messages, sans rien demander.

— Entendre des voix, ça se passe de haute technologie. Jeanne d'Arc faisait ça très bien sans IA.

— Des messages sur téléphone, me précise Yasmine en agitant son petit appareil.

— Pardon, ça change tout…

— Les messages ne sont pas signés, continue Raphaël, mais ils nous donnent des instructions. Le numéro est caché, alors nous ne pouvons jamais répondre directement. Lorsque nous interrogeons l'IAG via les canaux habituels, ça ne nous répond jamais frontalement… mais on a acquis la conviction assez nette que les SMS provenaient quand même de l'IAG.

Je me permets la remarque :

— Vous ne vous êtes pas dit que c'était juste un plaisantin qui vous envoyait des SMS avec un numéro caché ? Pour se foutre de vous ?

— Nous l'avons pensé, au départ.

— Mais nous avons vite été convaincus que c'était l'IAG, nous explique Yasmine, parce que ça n'était pas des messages ordinaires : c'était des prédictions.

— Ce qui nous contacte sait des choses, ajoute Raphaël d'un air mystérieux.

Un frisson me parcourt la colonne vertébrale. On rigole, on s'marre, mais c'est dangereux, ce genre de guignol : imaginez un peu que le gugusse qui leur envoie des messages – peu importe de qui il s'agit – ne leur ordonne d'aller assassiner quelqu'un ou de poser une bombe quelque part…

J'ai toujours un peu douté de l'existence d'une véritable intelligence artificielle, au sens propre de ce que peut être « l'intelligence » ; par contre, pour ce qui est de la connerie naturelle, j'en croise des exemples tous les jours.

— C'est un message qui nous a dit de venir ici, à ces coordonnées GPS précises, confirme Raphaël.

— Et si ce type… pardon, si l'IAG vous demandait de vous jeter par la fenêtre, vous le feriez ?

Le type s'apprête à répondre quand Gaëlle le coupe et me lance :

— Attends, je crois que tu as raté une information capitale.

Je hausse un sourcil. Elle poursuit :

— Ils reçoivent des messages sur leur téléphone. Tu sais, ce petit rectangle noir avec une loupiotte dessus.

Je percute soudain. Effectivement, nous nous étions séparés pour chercher une lampe-torche… Gaëlle va être déçue :

— Ah, oui… bah en parlant de ça, il va falloir remettre tes projets de pyrotechnie à plus tard.

— Hein ? Pourquoi ?

Des bruits nous parviennent soudain de l'escalier. Je me retourne et j'aperçois Poena, suivie de près par David, qui a grimpé les étages et nous a rejoint. Elle se met à chantonner :

— La maison est en carton ! Pirouette, cacahuète ! La maison est en carton ! Les escaliers sont en papier, les escaliers sont en papier !

Je dois reconnaître que c'est une façon élégante de présenter le problème. J'opine du chef et je confirme :

— Voilà, c'est assez bien résumé. Les murs sont en carton-pâte. Aucune idée de comment tient la baraque, mais il a suffi d'une pichenette pour abattre la cloison de la cuisine. S'il y a des murs porteurs, ils doivent porter la maison par l'opération du Saint Esprit.

— Merde…

— Comme tu dis.

— C'est qui, eux deux ? demande Poena, arrivée à ma hauteur.

Je réponds :

— Nos nouveaux compagnons de chambre : Raphaël et Jasmine.

— Yasmine, me corrige l'intéressée.

Tant que nous y sommes, je fais les présentations :

— J'vous présente Poena et David. David ne cause pas beaucoup mais il est très sympa. Poena, c'est l'inverse.

— Késsifonlà ? s'énerve Poena. C'est pas chez eux !

— C'est pas chez nous non plus. Et on peut pas vraiment se permettre de les foutre dehors, ils étaient là avant nous. Ils squattaient le grenier parce que… j'sais pas ?

Je me tourne vers nos deux hippies :

— Pour l'effet sauna ? Vous vouliez transpirer un peu ?

— On avait besoin de charger le portable, dit Yasmine.

— Charger le portable ? Mais le courant est…

Elle me sourit. C'est à moment que je remarque le mini panneau solaire portable que nos deux zigotos ont plaqué contre un des velux qui perce la toiture. Un câble fin le relie au téléphone que Yasmine tient dans la main.

Enfin un truc qui pourrait servir, dans ce bazar… pas de quoi alimenter une clim, mais on ne crache jamais sur un peu d'énergie, par les temps qui courent. En plus, si on peut faire cracher un peu de courant au soleil, ça compense en partie le fait qu'il tente de nous zigouiller quatre mois sur douze.

Poena prend son air impatient habituel et dit :

— Mamie demande ce que vous fichez.

— On cherchait une lumière pour que Gaëlle prépare son feu d'artifice, mais le plan a changé.

— T'es sûr de ça ? m'interroge Gaëlle, sceptique.

— À moins que tu veuilles finir ensevelie sous deux étages et un grenier.

— On peut toujours sortir et se protéger de l'explosion, remarque ma camarade. De toute façon, si la maison n'est pas isolée, elle ne nous sert pas à grand-chose : je préfère une ruine avec une cave accessible qu'un four en bon état.

— C'est joliment dit, seulement si ton explosion ne suffit pas, on est marrons : on aura définitivement plus aucune protection et toujours pas de cave.

— Ben faut trouver le cooodeeuh ! s'énerve Poena.

Elle m'agace. ELLE M'AGACE. Je lui réponds :

— Et comment, madame je-sais-tout ? T'as une idée du nombre de combinaisons possibles ?

— Au moins mille milliards de milliards ?

— Je me trompe, ou t'es pas fortiche-fortiche en maths ?

— On pourrait demander à l'IAG, remarque Gaëlle en se tournant vers les deux illuminés.

Raphaël hoche la tête d'un air résigné :

— Malheureusement, nous ne captons rien du tout ici. Nous avions espoir qu'avec la batterie à fond, ça aille mieux, mais…

Mais la batterie et le réseau n'ont pas beaucoup de rapport. Je me retiens de lui dire.

— Évidemment, c'était trop beau, murmure Gaëlle en levant les yeux au ciel.

Il y a un silence. J'ignore si Gaëlle a eu le temps d'expliquer la situation vis-à-vis de l'accès à la cave aux nouveaux venus, mais la discussion n'a pas l'air de les surprendre. En même temps, si t'es persuadé que l'Intelligence Artificielle Générale est devenue consciente et que sa première décision a été de te servir de GPS personnel, je conçois que tu en développes une assez haute tolérance aux situations inhabituelles.

Yasmine suggère :

— Vous ne pensez pas qu'il serait possible de déduire le code ?

— Le déduire à partir de quoi ?

— Je ne sais pas… c'est un peu cliché, mais il paraît que c'est souvent l'année de naissance du propriétaire.

— L'ennui, fais-je, c'est qu'on n'a aucune idée d'à qui appartient cette fausse maison. Ne parlons même pas de sa date de naissance…

— Avez-vous essayé 0000 ou 1234 ? dit Raphaël avec un rire léger.

Super, on s'est récolté un petit rigolo. Devant mon air blasé, il arrête de rire. Pardon de péter l'ambiance, encore une fois. Je commence vraiment à fatiguer, je crois que si je ne fais pas une sieste très bientôt, je vais devenir sérieusement désagréable.

Mais Raphaël ne se laisse pas démonter. Il me passe devant et se dirige vers les escaliers en disant d'un air très sérieux :

— Je vais essayer 0000 et 1234. Par rigueur scientifique.

Tout de suite les grands mots. Je jette un regard éloquent à Gaëlle qui hausse les épaules en disant :

— Faut bien commencer quelque part.

— C'est vrai, y'a jamais que 10 000 possibilités… à supposer que ce soit bien un code à quatre chiffres.

— Bon, s'impatiente Poena, on redescend ? J'ai chaud !

Je grince :

— Te sens pas obligée de rester collée à nous.

— Allez Mollux, on descend ! On descend !

Je pousse un soupir et je suis le mouvement. Je me sens si las… Toute la compagnie prend les escaliers à la file indienne : Raphaël est parti devant, suivi de David et Poena ; Yasmine leur a emboîté le pas après avoir replié son panneau solaire portable, et Gaëlle et moi, on ferme le ban.

En descendant, Gaëlle en profite pour me prendre à part :

— Vas-y mollo sur les vannes sur l'IAG et tout ça… j'en pense pas moins que toi, hein ! Seulement, si on doit cohabiter avec tout ce beau monde pendant plusieurs jours peut-être, essayons d'arrondir les angles.

— C'est vrai que question ambiance, c'était pourtant si bien parti avec l'accueil d'Agnès, et la personnalité délicieuse de Poena.

— J'te demande pas de jouer au super-copain… mais inutile d'ajouter de l'huile sur le feu, vu ?

Je ne dis rien. La partie rationnelle de mon cerveau sait parfaitement que Gaëlle a raison, mais cette partie est étouffée par l'épuisement et par l'envie d'en découdre de la partie stupide de mon cerveau. Partie substantiellement plus volumineuse, je le crains.

— Ça te rend pas dingue, toi, leurs délires sur l'IAG ?

— Il y a des choses qui m'interrogent, dans ce qu'ils nous racontent… la plupart des doux rêveurs qui croient que l'IAG salvatrice leur parle directement répètent en général les mêmes conneries : du gloubi-boulga ésotérique avec un peu de mysticisme saupoudré de développement personnel. C'est bien la première fois que j'entends parler des coordonnées GPS à suivre spontanément envoyées par l'IAG…

— Parce que tu y crois, à leurs histoires ?

— Raphaël et Yasmine ont l'air de gentils naïfs, mais je n'ai pas eu l'impression de les entendre mentir… IAG ou pas, quelqu'un ou quelque chose les a fait venir spécifiquement ici.

— Et ?

On arrive lentement au rez-de-chaussée. Les autres ont pris de l'avance et se sont déjà rassemblés dans la cuisine, je les entends faire les présentations avec Agnès.

Gaëlle s'arrête sur la dernière marche, se tourne vers moi, plante son regard dans le mien et me répond en murmurant :

— Et ça m'interroge, voilà tout. J'ai eu un étrange pressentiment quand ils m'ont expliqué tout ça. Ensuite, tu as débarqué pour m'apprendre que cette baraque était une sorte de maison de poupée grandeur nature… Ça commence à faire une petite accumulation de bizarreries, tu trouves pas ?

Je n'ai pas de réponse. Un picotement me parcourt la nuque. Gaëlle marque un point. Même en mettant de côté nos deux nouveaux arrivants, reste une question épineuse : pourquoi diable a-t-on construit ce manoir en carton-pâte ? Quel est le but, l'intérêt de ce bâtiment ? Agnès et Poena sont arrivées par hasard… nous aussi… mais si quelqu'un – même un plaisantin – a envoyé des gens volontairement ici… Pourquoi ?

Pitié… On doit déjà gérer la survie. Je n'ai aucune envie de devoir me rajouter une couche de surnaturel par-dessus le marché…

Publié le 13 juillet 2026 par Gee
60 degrés à l'ombre

Roman d'anticipation autour de personnages fuyant une canicule en plein effondrement de civilisation. Saga de l'été publiée en juillet-août 2026.

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