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Chapitre 5

Publié le 16 juillet 2026 par Gee

Rappel : cet été, le roman « 60 degrés à l'ombre » est publié chapitre par chapitre sur le blog ! Si vous avez loupé le début, rendez-vous au chapitre 1.

Couverture du chapitre 5 de « 60 degrés à l'ombre »

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Dans les épisodes précédents : au grenier, Gaëlle et le narrateur font la connaissance de Raphaël et Yasmine, un couple un peu hippie en adoration devant l'IAG… IAG qui les aurait conduit au manoir par le biais de messages codés…

Chapitre 5

Je dois dire que je remercie tout de même l'esprit dégénéré qui a mis sur pied cette pseudo-maison pour une chose : les canapés sont réels, et ils sont confortables, malgré le cuir. À tel point que moins de trente secondes après avoir posé mes fesses sur l'un des deux, je me suis endormi comme un bébé.

J'ai pioncé tout mon saoul, façon coma. J'étais parti si profondément que Gaëlle aurait pu faire péter sa bombe sans que ça ne me réveille. Pas de rêve ni de cauchemar, juste un profond, très profond… noir absolu.

Évidemment, toutes les bonnes choses ont une fin. Je dirais même que les meilleures choses sont souvent les plus courtes, mais c'est probablement mon côté pessimiste qui parle. On me secoue et je sors de ma torpeur en ouvrant des yeux plus collés qu'un cancre de quatrième. C'est Gaëlle qui me réveille, et je la déteste un tout petit peu en cet instant.

— Allez… je t'ai laissé dormir deux heures, mais il faut que tu te réveilles.

— Grriouaarrmmpffh… mais pourquoi ?

— Tout le monde est là. On doit décider de la suite des événements.

J'ouvre péniblement les yeux et je regarde autour de moi : effectivement, on a déménagé le QG de la maison au salon pendant que je dormais. Charmante attention que de choisir l'endroit de ma sieste. Comme c'est moi qui ai un peu amoché la cuisine qui aurait pu servir QG auparavant, je la boucle, mais tout de même…

Je me redresse et je parcours la salle des yeux, toujours à moitié dans le coaltar. Gaëlle est assise à côté de moi ; sur l'autre canapé, Yasmine, allongée, a la tête posée sur les genoux de Raphaël ; Agnès ferme le cercle avec son fauteuil roulant. Toute l'assemblée me regarde, ce qui me sort rapidement de ma torpeur.

Je remarque vite qu'il fait chaud, très chaud. J'ai la peau moite, et les autres ont le teint luisant. J'attrape le verre d'eau que me tend gentiment Gaëlle, me rafraîchit l'haleine et remarque :

— C'est trop sympa de vous être rassemblés autour de moi, mais vous n'étiez pas obligés de m'attendre.

— Si ça avait été que moi… commence mamie.

— Je préfère qu'on s'organise ensemble, coupe Gaëlle en souriant avec indulgence à Agnès. Tous ensemble.

— Nous sommes en démocratie, appuie Raphaël avec un ton qui se veut rempli de sagesse mais me donne envie de lui mettre des tartes.

Je demande ce qu'il en est de David, absent.

— Il s'occupe de Poena, me dit Gaëlle.

C'est le moment que choisissent les deux loustics pour passer en courant devant la porte du salon, dans le hall. Enfin… c'est David qui court. Poena est perchée sur ses épaules et crie :

— Hu ! Dada ! Hu ! Dada !

— Ou c'est elle qui s'occupe de lui, j'sais pas trop, poursuit Gaëlle.

D'accord. Donc David a le droit de vaquer à ses occupations sans qu'on ne le dérange, mais moi, j'peux pas pioncer en paix. Lui, personne ne vient le sommer de participer à l'organisation de la communauté, personne ne lui demande son avis, rien. Pépouze, le mec. Je note : pour être tranquille, faut juste jouer l'enfant. Ou jouer avec des enfants, peut-être, mais là je passe mon tour…

Bon. Eh bien puisque je ne peux pas y couper… Je hoche la tête en silence, signifiant que je suis prêt et alerte – enfin, autant que faire se peut. Gaëlle prend une inspiration et se lance :

— D'accord… il faut qu'on décide de ce qu'on fait avec la porte de la cave. La matinée est bien entamée et la température commence à monter significativement. On a deux solutions : ou on tente de faire exploser la serrure comme prévu, avec le risque de détruire la maison dans le processus… ou bien on reste là.

Tout le monde se dévisage. Inutile de rappeler l'évidence : soixante degrés à l'ombre annoncés au plus chaud de la journée. Sans une isolation digne de ce nom, ça veut dire la même température ici, très vite, à quelques degrés près. C'est un sale choix à faire.

Je demande à Yasmine :

— Je croyais que vous vouliez trouver le code ? Pas de succès ?

— Tu peux me tutoyer, me signale Yasmine.

Je note qu'en ce qui me concerne, je ne l'avais pas spécifiquement autorisée à le faire, mais visiblement on a dépassé ce cap. Elle poursuit :

— Malheureusement, nous n'avons rien trouvé de probant en fouillant la maison. Pas de documents, pas d'effets personnels… Tu l'as dit toi-même, on se croirait dans une maison de poupées. Je doute que quiconque ait déjà habité ici. Les chances de trouver un indice qui nous permettrait de deviner le code s'affaiblissent…

— Retour à la case départ, donc…

Gaëlle soupire :

— D'où ma question… on explose tout ou pas ?

Merci à elle d'avoir arrêté les euphémismes. Il y a un instant de flottement. Je redoute le moment où Gaëlle va nous demander de voter.

— Avons-nous vraiment le choix ? demande Yasmine. Il faut ouvrir cette porte.

Je m'offusque :

— Bien sûr qu'on a le choix ! Si l'explosion n'ouvre pas la porte mais détruit quand même la maison, on sera définitivement morts. En plus, quand bien même la porte serait ouverte, on l'atteindra comment sous un tas de gravats ?

— Je suis assez d'accord, fait Raphaël, et j'ajoute que nous ignorons ce qui se trouve derrière cette porte. Si ça n'est qu'un placard à balais, nous serons bien avancés…

— Un placard à balais derrière une porte blindée ? se moque Agnès de sa voix chevrotante.

— Raph, remarque Yasmine, si l'IAG nous a menés ici, ça n'est sans doute pas pour que nous cuisions dans une maison pas isolée… réfléchis : cette porte, c'est peut-être la réponse.

Je me mords les joues pour ne pas balancer une vacherie. Il va falloir que le petit couple se calme sur les références à l'IAG salvatrice, sinon je vais perdre ma contenance.

À ma surprise, Gaëlle semble acquiescer :

— C'est une bonne remarque.

Elle ignore très volontairement les gros yeux que je lui fais et continue :

— Si cette maison est un pur décor sans intérêt, alors il faut se rendre à l'évidence : ce décor cache quelque chose. Quelle est la seule chose digne d'intérêt que qu'on ait trouvée ici ? La porte blindée. Ma théorie, c'est qu'on est au-dessus d'un bunker, et que le manoir a été construit par-dessus pour en dissimuler l'entrée.

Un silence pesant s'abat sur l'assistance. Je cherche une faille dans son raisonnement, mais Gaëlle est tout sauf idiote : ce qu'elle dit se tient. Plus j'y pense, plus je suis convaincu qu'il n'y a pas d'autre explication.

— La question, murmure Raphaël, c'est : qu'est-ce qu'il y a dans ce bunker ?

La réponse. La source de la vie. La pierre philosophale. Dieu le père en personne. Je vois bien toutes les âneries qui peuvent passer par la tête du grand échalas assis en tailleur devant moi.

Je prends un air détaché et je suggère :

— Un simple abri antiatomique, ou un truc du genre ? Les bourges raffolent de ce genre de truc. Quand t'as du pognon…

— Sauf que contrairement aux apparences, remarque Gaëlle, on n'est pas dans une maison de bourges : on est dans un décor. Un leurre. Ça change tout.

Je remarque :

— Ce qui n'empêcherait pas le fameux « bunker » d'être un banal abri.

— Mais alors pourquoi s'être embêté à construire le manoir ?

— Ça fait une entrée stylée ?

Les autres ne semblent pas convaincus par ma suggestion.

— C'est une sécurité supplémentaire, propose Raphaël. Les personnes qui ont construit ça devaient se dire que personne ne viendrait squatter une maison sans prévenir.

Un petit rire parcourt l'assemblée. Évidemment, le respect de la sacro-sainte propriété privée s'est quelque peu effrité avec la dégradation spectaculaire de nos conditions de vie, ces dernières années.

— Une porte blindée et cachée par un bâtiment factice construit pour, murmure Yasmine d'un ton plein de mystère. Ce qui est caché dedans doit être précieux.

— Sans doute un bunker gouvernemental, confirme Raphaël en opinant du chef.

— Peut-être top-secret.

— Une salle de contrôle ?

— Un projet de haute sécurité, en tout cas.

— Peut-être…

— Tu ne crois pas que…

— Et si c'était…

— L'IAG ?

Yasmine et Raphaël sont partis en canon en moins de temps qu'il ne m'en a fallu pour sortir de ma sieste. J'ai l'impression d'assister au spectacle d'un duo comique particulièrement nul en blagues. En réalité, c'est pire : ce n'est même pas drôle, c'est tout simplement désespérant de connerie.

Je m'arme de toute la patience qu'il me reste et j'explique calmement :

— L'IAG, ce n'est pas un boîtier à un endroit isolé, hein. Il doit y avoir des centaines de datacenters et de bâtiments de contrôle dans le monde, des milliers même.

— Nous le savons bien ! balaie Yasmine d'un geste de la main.

— Justement, fait Raphaël, ça pourrait être un centre de contrôle !

Mon scepticisme est grand :

— Ici ? Au milieu de nulle part ? Pardon, mais je pense que les centres de contrôle sont situés là où les dirigeants du monde peuvent les utiliser. Pas dans une pampa à peine accessible sans 4x4.

— Justement ! s'exclame Yasmine. C'est la couverture parfaite ! Personne ne penserait à venir chercher ici ! Imaginez, si nous avons vu juste : nous pourrions dialoguer avec l'IAG directement !

— Le chat à distance ne vous suffit pas ?

— Dialoguer avec la partie de l'IAG qui nous envoie des messages ! Pas avec la partie publique que tout le monde utilise.

— À supposer que vous ne nagiez pas en plein délire concernant ces foutus messages…

Raphaël ignore ma remarque, un sourire niais sur son visage de prophète illuminé, et continue :

— Imaginez… imaginez juste une fois : et si nous découvrions un point d'accès direct à…

Un instant, je suis persuadé qu'il va dire « Dieu », mais il finit par se contenter d'un :

— … la technologie la plus incroyable jamais conçue par l'humanité ? La plus formidable intelligence. Nous serions les êtres humains les plus chanceux de la planète.

Cette fois, je commence à saturer. Gaëlle et Agnès n'ont pas soufflé un mot depuis que Yasmine et Raphaël ont commencé leur sketch infernal, et ça m'inquiète. Manquerait plus que la folie soit contagieuse. Je lève les bras en l'air et je m'exclame :

— Oh là, oh là, tout doux ! Je vous vois venir, là, avec vos étoiles dans les yeux : vous avez l'impression d'être au-dessus de la caverne d'Ali Baba ou de la cité perdue de l'Atlantide. On se calme, sur les délires mystiques !

— Tu n'es même pas un tout petit peu curieux ? me demande Raphaël en haussant un sourcil.

— Curieux ? Je suis réaliste, surtout. Et prudent. Qui vous dit que ce qu'il y a dans ce bunker n'est pas mortel ? Vous vous imaginez que c'est un bâtiment gouvernemental ? Très bien. Eh bien je suis désolé de vous décevoir, mais quand le gouvernement enterre des trucs, c'est rarement jojo ! Vous vous attendez à un coffre au trésor, mais aux dernières nouvelles, dans le tas, y'a nos déchets nucléaires. Ceux qui sont encore actifs, et dont il vaut mieux pas s'approcher en slip. Et ça, c'est juste ce qu'on connaît : s'il y a des opérations top-secrètes qui nécessitent une porte blindée, j'suis pas certain de vouloir y être confronté. Pour ce qu'on en sait, on pourrait tomber sur une prison pour expériences génétiques ratées… ou bien sur un laboratoire scientifique qui aurait pondu un virus hors de contrôle, une saleté à déclencher une apocalypse zombie bien vénère.

— Et c'est nous qui partons dans les délires mystiques ? se moque Yasmine.

Gaëlle ouvre enfin à nouveau la bouche :

— Il faut aussi être pragmatique. Ici, nous avons un danger de mort certain – la méga-canicule. En bas, nous avons un endroit sous terre, donc frais, avec en contrepartie un danger possible, certes, mais franchement loin d'être assuré.

— D'accord, super. Je suis hyper-rassuré. Donc on doit se fier à tes statistiques au doigt mouillé ? Oh, et puis merde ! De toute façon, peu importe : on peut pas ouvrir cette porte !

— C'est bien beau de casser les plans des autres, m'envoie Agnès, mais t'as des suggestions, toi ? Au lieu de râler sans rien proposer ?

— Ne pas faire écrouler notre seul abri, c'est déjà une forme de suggestion ?

— Ah oui ? Et on fait quoi, pour la chaleur ? Tu vas venir m'éventer avec un coussin, peut-être ?

— J'peux vous étouffer avec, si vous voulez, ça abrégera vos souffrances.

— Connard !

— Vieille peau !

En quelques secondes, ça part en cacophonie : Agnès et moi nous envoyons des vacheries que les autres n'arrivent même plus à distinguer. Je suis debout, je lui gueule dessus comme du poisson pourri et elle me le rend bien. Bon d'accord… elle n'est pas debout, pour des raisons évidentes, mais elle est tout aussi enflammée que moi.

Des fois, la colère, ça doit sortir. Là, mamie et moi, fallait qu'on crève l'abcès. C'est comme ça. Raphaël et Yasmine sont bouches bées, subjugués. Gaëlle, qui est habituée à mon caractère, se pince l'arête du nez, les yeux fermés, en hochant la tête de gauche à droite, l'air consternée.

Au bout d'un moment, elle se lève d'un bon et hurle :

— STOOOOOOOOP !

On a tous nos points forts. Gaëlle, un des siens, c'est l'autorité : quand elle monte dans les tours, faut avoir un sacré cran pour lui tenir tête. Elle a dû être instit', dans une autre vie. Agnès et moi, on la boucle instantanément. Je me rassois et je pose mon menton dans une main en essayant de me calmer. Je transpire à grosses gouttes, et j'ai la respiration haletante. Je vois Agnès croiser les bras et détourner le visage avec un air boudeur. Peau de vache.

L'ambiance est moyennement folichonne dans la pièce. Une étincelle suffirait à tout embraser à nouveau. Personne n'ose trop prononcer un mot pendant quelques minutes. C'est Raphaël qui finit par l'ouvrir :

— Nous n'avons pas d'électricité, mais nous avons de l'eau courante. Si les tuyaux sont enterrés assez profondément, nous aurons de l'eau à température raisonnable. Cela pourrait nous aider à tenir.

— J'ai vu une baignoire à l'étage, confirme Yasmine. Nous pourrions nous faire couler un bain froid et nous y plonger à tour de rôle pour nous rafraîchir ?

— J'en doute, répond Gaëlle. Vu la structure de la maison, ça m'étonnerait que le plancher du premier tienne si on remplie la baignoire d'eau.

— Reste l'évier de la salle de bain ou des toilettes, dit Raphaël. C'est déjà ça…

L'idée plonge tout le monde dans une intense réflexion. Yasmine a beau être aussi illuminée que son mec, elle a au moins raison sur un point : on a de l'eau fraiche, et dans notre situation, ça pourrait nous sauver.

Sauf qu'à parler de flotte, c'est typique, je finis par avoir envie de me soulager. Je demande :

— Tiens, d'ailleurs, les toilettes, ça se passe où ?

— Au fond du couloir, derrière l'escalier, grommelle Agnès.

C'est chic de sa part de m'adresser la parole si peu de temps après qu'on s'est pris le bec. J'apprécie le pas vers moi et je lui réponds un petit :

— Merci.

Elle fait une moue qui doit vouloir dire « de rien », tandis que je me lève et quitte le salon.

En sortant, je tombe sur David et Poena. Ils ont arrêté de jouer à dada et sont installés devant la porte blindée. David a pris le stéthoscope de la petite, l'a enfilé, et a posé l'embout sur le coffre. Poena tourne tout doucement la serrure tandis que David fronce les sourcils d'un air pénétré. Je lui dis :

— Tu sais que c'est un stéthoscope jouet ? Tu risques pas d'entendre le mécanisme avec.

Poena met les mains sur les hanches et me lance un regard venimeux :

— Chut-euh, Mollux, tu déconcentres mon copain.

Boh… si ça les amuse…

Je passe à côté de la petite môme et du grand gamin et je me dirige vers le fond du couloir, là où se trouvent les toilettes. La porte est fermée, et en appuyant sur la poignée, je réalise qu'elle est même verrouillée.

— Occupé, me dit une voix à l'intérieur.

C'est bien ma veine. Je me dirige vers l'escalier pour me rendre aux toilettes du deuxième étage. À mi-chemin, en repassant devant David et Poena, je bloque.

Un bug. Une erreur système. Mon cerveau n'arrive plus à cogiter.

C'était une voix d'homme. David est ici. À moins d'avoir des pouvoirs de téléportation, Raphaël est toujours dans le salon. Je me retourne.

Attends… quoi ?

De retour devant la porte des toilettes, je frappe du coin du doigt. La voix me répond :

— Oui ?

— C'est qui ?

— C'est Jean-Louis. C'est qui ?

Je ne réponds pas. J'essaie de me rappeler combien de temps j'ai dormi. Je… Non, dites-moi qu'on m'aurait prévenu si un nouveau type s'était pointé ?

— Allô ? me dit la voix.

Je repars vers le salon. Au passage, je demande :

— David, t'as pas vu un mec entrer dans les toilettes ?

Il retire son stéthoscope et me fait son regard vide habituel. J'ajoute :

— J'te préviens, si tu hausses les épaules, j'te mets un pain.

Je vois dans ces yeux que c'était précisément ce qu'il s'apprêtait à faire. Au lieu de ça, il fait un bruit de pet avec sa bouche pour me signifier qu'il n'en sait rien, ce qui fait éclater de rire Poena.

Au salon, les autres sont toujours en train de discuter et s'interrompent en me voyant passer le pas de la porte.

— Euh, excusez cette question un peu bête, mais, euh… vous avez reçu quelqu'un, pendant que je dormais ?

Tout le monde se regarde en se demandant ce que j'ai encore fumé. Gaëlle me répond :

— Non, pourquoi ?

— Ah. Eh bien, je pense qu'il n'y a pas de bonne manière de vous annoncer la nouvelle… mais il y a un certain Jean-Louis qui est en train de poser une pèche dans les toilettes du fond.

Publié le 16 juillet 2026 par Gee
60 degrés à l'ombre

Roman d'anticipation autour de personnages fuyant une canicule en plein effondrement de civilisation. Saga de l'été publiée en juillet-août 2026.

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