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Chapitre 15

Publié le 20 août 2026 par Gee

Rappel : cet été, le roman « 60 degrés à l'ombre » est publié chapitre par chapitre sur le blog ! Si vous avez loupé le début, rendez-vous au chapitre 1.

Couverture du chapitre 15 de « 60 degrés à l'ombre »

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Dans les épisodes précédents : Pierre et David s'avèrent être d'anciens chercheurs en climatologie. Pierre est retenu contre son gré pour caviarder les réponses de l'IAG qui iraient contre l'ordre capitaliste. C'est lui qui a envoyé les messages à Raphaël et Yasmine. La conversation est interrompue quand Foulquier fait exploser la porte de la chambre…

Chapitre 15

Ça commence à devenir une sale habitude, de me retrouver dans l'axe d'une arme. J'ai goûté au taser en entrée, je me suis pris un coup de crosse de fusil en plat principal, et en toute sincérité, je suis repu : pas la moindre envie de manger une vraie balle en guise de dessert.

— Oh non, pas elle ! s'exclame Poena en reconnaissant Foulquier.

C'est à la fois tellement inattendu et tellement en phase avec ce que tout le monde pense qu'un rire nerveux nous traverse. Devant le regard noir que lui lance Harmonie, Poena va se réfugier sur les genoux d'Agnès. On y est : Foulquier arrive même à foutre les jetons à Bébé'l'zebuth, juste par un regard. C'est dire l'aura démoniaque de cette femme.

— Maintenant, nous dit celle-ci d'une voix volontairement basse, vous allez gentiment sortir de cette salle. Et vous restez loin de moi. Au moindre geste brusque, à la moindre de tentative, je tire…

Un rictus sadique lui déforme le visage. Elle tourne son arme :

— … sur la gamine.

Agnès lance une insulte fleurie à Foulquier, insulte que la plus élémentaire politesse m'empêche de citer. Pour ma part, je me retiens de signaler à Harmonie que la menace ne m'atteint que moyennement, Poena étant sans aucun doute la personne qui me manquerait le moins au sein de ce groupe : une psychopathe comme elle serait tentée de me prendre au mot et de flinguer la môme pour prouver qu'elle ne déconne pas. Je ne porte pas Poena dans mon cœur, mais pas au point de lui souhaiter ça…

Il n'empêche que la menace de Foulquier porte ses fruits : autant mourir dans un élan d'héroïsme pourrait vaguement tenter certaines personnes – pas moi, je le précise –, autant risquer la vie d'une enfant, quand bien même serait-elle la dernière des pestes, ça n'a pas exactement le même panache.

Je ne peux m'empêcher de remarquer que la menace a aussi provoqué une réaction similaire chez tout le monde : si j'en juge par les visages de mes camarades, on pourrait appeler ça « le dernier degré du dégoût ». Une sorte d'écœurement généralisé face à l'ignominie de Foulquier. S'il restait deux brins de loyauté à Jean-Louis envers sa supérieure, ils se sont définitivement envolés. Je n'avais jamais vu que de la crainte dans les regards qu'il lui jetait ; elle est maintenant teintée d'un mépris non-dissimulé.

— Allez, poursuit Harmonie sans s'offusquer une seconde de l'insulte d'Agnès ou de nos sentiments clairs à son égard, dehors.

Pierre lève timidement la main :

— Euh… moi aussi ?

— Évidemment que non ! Vous avez du travail, Docteur.

Et, tandis que Pierre baisse piteusement sa main, la personne que j'aurais le moins imaginé se dresser face à un danger de mort s'avance.

David.

Avec sa toute nouvelle voix, il lance à Foulquier :

— Hors de question. Pierre part avec nous.

— David, murmure Pierre, c'est bon, laisse tomber. Tout va bien. Partez. Je peux rester ici, j'ai l'habitude. Tout va bien, je te dis.

— Non, dit David. Tout ne va pas bien. Tout va même très mal.

— Puisqu'il vous dit qu'il veut rester, raille Harmonie.

— Il ne veut pas rester ! tonne David. Il est terrifié parce qu'une espèce de déglinguée en tailleur menace de mettre une balle dans la tête d'une gamine.

Un étrange bruit résonne dans la pièce : le bruit d'une demi-douzaine de souffles coupés. « Déglinguée en tailleur », il faut oser la sortir face à… face à une déglinguée en tailleur, le terme est correct.

Harmonie a l'air de chercher une réplique cinglante, et David en rajoute une couche en venant tranquillement se positionner juste à côté de Jean-Louis, pile dans l'axe entre le fauteuil où Agnès et Poena sont assises et l'arme de Foulquier. En matière d'acte héroïque, je n'avais pas envisagé cette possibilité. Surtout, je n'aurais jamais envisagé que ce soit notre David qui s'y colle. Mais qu'est-ce que je connais de ce David ? Celui qui a un doctorat, qui a collaboré avec les meilleurs experts sur le climat, et qui a fait vœu de silence face à la connerie des dirigeants de l'espèce humaine ?

Pourtant, ce David partage le même corps que le David que j'ai toujours connu, avec ses larges épaules, son gros bide et sa casquette ridicule vissée sur le crâne. Il a fière allure, l'expert du GIEC qui s'interpose entre une petite fille et une déglinguée en tailleur prête à coller une bastos dans chacune de nos pommes.

Cette dernière lance un regard moqueur à David :

— Les poussées chevaleresques ne vous sauveront pas. Le Docteur a un travail important : rassurez-vous, nous n'allons pas lui faire du mal.

— Nous n'avons sans doute pas la même définition de « faire du mal ».

— Sans doute pas. Et quand bien même ? Le Docteur n'est rien pour vous. Sauvez votre peau tant qu'il est encore temps.

— C'est là que vous vous trompez, gronde David. Ce « Docteur », comme vous dites, c'est mon ancien directeur de thèse. Surtout, c'est mon ami.

Cette nouvelle suscite un certain étonnement à Harmonie, bien que teinté de scepticisme :

— Directeur de thèse, hein ? Vraiment ?

Il faut dire que le look de David ne crie pas « j'ai bac+8 ».

— Vraiment. Autant vous dire que je comprends parfaitement en quoi ce « travail important » consiste. N'essayez pas de m'embrouiller en m'expliquant qu'il participe à sauver l'humanité.

Harmonie éclate d'un rire froid :

— Mais je n'essaie rien du tout ! C'est moi qui tiens l'arme, c'est vous qui êtes en joue : c'est vous qui tentez de négocier sans avoir le moindre moyen de peser dans la négociation… Ceci dit, et pour jouer franc jeu : non, Pierre n'est sans doute pas en train de sauver l'humanité. En revanche, il participe à sa stabilité.

— Mensonges…

Ce n'est pas David qui a prononcé ce mot. Toutes les têtes se tournent vers Jean-Louis. Il a les poings serrés et le visage dur. Lui non plus, je ne le reconnais pas.

— Jean-Louis, commence Harmonie, je…

— MENSONGES ! tonne Jean-Louis.

Même Harmonie sursaute. Son subordonné s'enflamme :

— La stabilité ? Envoyer des messages d'IAG bidons pour calmer les foules et leur faire gentiment accepter leur sort, comme on caresse des moutons pour mieux les envoyer à l'abattoir ? Et vous continuez à vous imaginer du côté des bons, hein ?

— Vous aussi, Jean-Louis, siffle Harmonie. Ne venez pas jouer les vierges effarouchées ! Pas maintenant, pas après des années à avoir travaillé à ce même projet ! VOUS avez géré la détention du Docteur ! VOUS saviez parfaitement que nous caviardions l'IAG pour ne pas provoquer d'émeutes ! VOUS êtes trempé jusqu'au cou dans cette histoire, tout autant que moi !

— Je pensais que nous préparions l'exode de l'humanité ! s'exclame Jean-Louis, furieux. Que ces petits mensonges étaient un mal nécessaire en attendant de pouvoir évacuer tout le monde ! Mais c'était un autre mensonge, hein ? C'est lui qui a tout compris, pas vrai ?

Cette fois, Jean-Louis m'indique clairement du doigt. Dans le contexte où Foulquier, qui m'a déjà tiré dessus une fois, nous menace d'une arme à feu, j'aurais préféré qu'il m'oublie. Insensible à mes réticences à occuper le devant de la scène, il poursuit :

— Il n'y aura pas de RESCUE-8, n'est-ce pas ? Ni de RESCUE-9, ni de 10, ni rien du tout, jamais ! Une fois que tous les milliardaires et tous leurs sous-fifres auront filé vers Mars, le reste de l'humanité pourra bien crever !

— Oh, Jean-Louis, épargnez-moi les états d'âme et soyez réaliste deux minutes ! Vous pensiez réellement que nous disposions de l'énergie et des ressources nécessaires pour envoyer des milliards de personnes sur Mars ? Pas besoin d'être un génie des maths pour faire les calculs. Ça non ! Mais vous ne les avez pas faits : il était trop confortable de vous bercer de douces illusions pendant que d'autres, moi la première, devaient faire leur travail en regardant la réalité en face.

— Et vous arrivez à dormir la nuit ?

— Je dors la nuit en sachant que j'aurai contribué à sauver l'espèce humaine, oui ! Peu importe si nous sommes dix mille et pas dix milliards sur Mars : l'humanité survivra. C'est à cette tâche que j'ai dédié ma vie, et à rien d'autre. Oui, des milliards mourront, mais c'est trop tard pour ces gens-là. Je ne suis pas responsable de l'effondrement climatique.

— Non ! raille Jean-Louis. Les responsables, vous avez aidé à les envoyer là où ils ne pourront jamais payer pour leurs crimes !

— Tous les riches sont pourris, c'est ça ? Parmi ces gens dont vous parlez si vertement, il y a les meilleurs cerveaux de notre planète ! Il y a l'élite qui pourra repeupler Mars, donner un nouvel essor à l'humanité ! Ceux qui auront permis à notre espèce de perdurer !

Harmonie a la voix qui tremble lorsqu'elle poursuit, et il est clair qu'elle est atteinte dans l'idée qu'elle se fait d'elle-même :

— Je ne suis pas un monstre, Jean-Louis. Partir en abandonnant à leur sort tous ces gens… cela ne me procure aucune satisfaction, aucun plaisir, et je pleurerai leur perte. Si nous avions pu en sauver plus…

— NOUS AURIONS PU ! hurle soudain Jean-Louis. SI LES TRILLIARDS DE DOLLARS N'AVAIENT PAS ÉTÉ INVESTIS DANS CETTE CONNERIE D'IAG ET DANS VOS DÉLIRES SPATIAUX, NOUS AURIONS PU CONSACRER NOTRE ÉNERGIE À PRÉSERVER NOS CONDITIONS DE VIE SUR TERRE ! POUR TOUT LE MONDE !

La salle résonne des mots de Jean-Louis. Elle résonne de la vérité. La vérité nue, crue. Cruelle, même. Celle qu'on ne peut pas simplement effacer par de belles paroles et de grands principes. Jean-Louis a très concrètement participé à cette mascarade. Même s'il n'avait que des informations incomplètes, ça ne l'excuse pas. Les sévices que Pierre a subis ne seront pas pardonnés. Pourtant, c'est un début de rédemption pour celui qui était encore, quelques heures auparavant, le gentil toutou d'Harmonie Foulquier.

— C'est toujours facile de refaire l'histoire après coup, remarque cette dernière d'une voix faible.

— Non, dit Jean-Louis avec fermeté. Ce qui est facile, c'est de consolider le statu quo. De suivre les forts et d'écraser les faibles.

— Ça me rappelle quelqu'un, se moque Harmonie en le regardant droit dans les yeux.

Jean-Louis, tel un Superman qui découvre tout juste ses pouvoirs, pose ses mains sur les hanches et dit :

— Plus maintenant.

Du coin de l'œil, je remarque alors quelque chose : en prenant sa pose héroïque, Jean-Louis a légèrement relevé le bas de sa veste de costume. Et, serré par sa ceinture, dans son dos, il y a… un taser ! À coup sûr, c'est celui que je lui avais volé et qu'il a dû récupérer après ma propre électrisation de tout à l'heure…

Subrepticement, Jean-Louis fait de petits mouvements de bassin, comme pour attirer l'attention, et je comprends tout à coup pourquoi : derrière lui, légèrement de côté, il y a Poena, toujours assise sur les genoux d'Agnès. La vieille n'a rien vu du manège de Jean-Louis, mais évidemment, Poena est beaucoup plus vive… je la vois attraper l'arme d'un mouvement discret. Harmonie ne remarque rien. Harmonie ne peut pas remarquer quoi que ce soit. Poena est toujours dissimulée par David et en partie par Jean-Louis, positionnés en bouclier face à Harmonie.

— Allez, ordonne celle-ci à l'intention des deux hommes, bougez de là. Vous n'arriverez pas à me convaincre, je n'arriverai pas plus à vous faire entendre raison. Alors abrégeons, voulez-vous ? J'ajoute que votre petit cinéma n'a aucune importance : je peux très bien vous éliminer, vous, avant de tirer sur la gosse. Alors, pour la dernière fois, épargnez-nous les crises d'héroïsmes. Ça ne va pas du tout à un rat de laboratoire et à un gratte-papier.

Elle les provoque, on sent qu'elle aurait presque envie de le faire… que la perspective d'abattre deux hommes de sang-froid, puis d'assassiner une gamine sans défense, une petite partie d'Harmonie en a une envie morbide, qu'elle n'ose sans doute pas totalement s'avouer. Ce qu'elle ignore, c'est que la « gamine » n'est justement plus sans défense. Poena tripote son pistolet à impulsion en souriant. Elle sait parfaitement quel type d'objet elle a dans les mains.

David toise Harmonie d'un air fier. « Rat de laboratoire » n'a rien d'une insulte pour lui. Jean-Louis ne se démonte pas non plus. Un ange passe, et tout le monde se demande si Harmonie va finir par presser la détente. Mais David finit par abdiquer et se dirige mollement vers le mur, imité par Jean-Louis. C'est à ce moment-là que Foulquier fait une erreur grossière : elle continue de pointer son arme sur David. Elle ne se rend compte du piège qu'au moment où Poena revient dans son champ de vision, mais il est trop tard.

Je retiens mon souffle. Poena a le bras tendu, le taser à la main. Elle crie un « boum ! » enfantin et presse la détente.

J'ignore où cette gamine a appris à viser, mais elle fait mouche presque aussi bien que Foulquier l'a fait plus tôt sur moi : deux picots sont propulsés, reliés à l'arme par des fils entortillés, et viennent se ficher dans la poitrine d'Harmonie. C'est sans doute ce qu'on appelle avoir la monnaie de sa pièce… D'autres parleraient de karma. Moi, en termes simples, je dirais simplement qu'elle ne l'a pas volé.

Le choc électrique lui fait contracter ses muscles et un coup de feu claque. À quelques centimètres près, David était mort, mais la balle va se loger dans le mur du fond sans blesser personne. Quasiment un miracle, à ce niveau-là… Enfin, Foulquier s'écroule par terre, prise de convulsions.

Quelques secondes passent, Agnès serre fort Poena dans ses bras. Gaëlle et moi nous rapprochons de Foulquier qui continue de se tordre de douleur au sol. Après un instant, Gaëlle murmure :

— Ce n'est pas normal…

— Quoi ? dis-je. Pour en avoir pris un coup tout à l'heure, j'peux te garantir que c'est pas une partie de plaisir.

— Oui, mais on dirait que…

Elle se retourne vers Jean-Louis :

— Elle est cardiaque ?

Ce dernier hausse les épaules, l'air peu intéressé. Foulquier continue de s'agiter quelques minutes. Quelques interminables minutes. Personne ne moufte, et pourtant je pense que chacun comprend très bien ce qu'il est en train de se passer.

Enfin, Harmonie Foulquier s'immobilise, les yeux ouverts, fixes. Avec Gaëlle, nous échangeons un regard plein de sous-entendus. Ma camarade se penche sur le corps inanimé de notre ancienne geôlière et, par acquit de conscience, prend son pouls. Puis elle laisse retomber sa main en silence. Il est inutile de dire quoi que ce soit.

— Elle est morte, la méchante dame ? demande une Poena bien perspicace.

— Non non non, lui fait Agnès, elle dort. Tu l'as assommée, mais elle va finir par se réveiller. Pas vrai ? lance-t-elle à Gaëlle.

Celle-ci croise le regard de mamie et comprend : hors de question de laisser la gamine savoir qu'elle vient de tuer un être humain. Gaëlle acquiesce en silence.

— Alors, il faut la ligoter ! s'exclame Poena.

Un malaise nous immobilise un instant. Puis, tout le monde décide de jouer le jeu. Poena ne doit pas grandir en sachant qu'elle est une meurtrière. Alors Pierre, sans dire un mot, nous passe un long câble USB. Gaëlle retourne le cadavre encore chaud d'Harmonie, et je j'attache fermement deux bras inertes et qui n'ont plus aucune chance de nous faire le moindre mal, comme dans une pièce de théâtre macabre.

La petite semble satisfaite et, rassurée, elle se cale profondément dans les bras d'Agnès. Elle a l'air lessivée, et ça ne m'étonnerait pas qu'elle s'endorme dans peu de temps.

Alors que tout le monde est encore en train de digérer le fait que la patronne du bunker gise sans vie avec nous dans cette pièce, grotesquement ligotée, je vois Pierre se lever et se diriger d'un pas pressé vers la porte.

— Bien. Je pense que nous n'avons plus rien à faire ici. Filons !

— Pierre, attends ! intervient David.

Ça reste si étrange d'entendre sa voix… sa vraie voix. Elle a un timbre plus clair, un ton tellement plus… assuré. Je ne m'y ferai pas. C'est comme une machine qu'on aurait soudain remis en marche après des années de panne.

— Il faut faire quelque chose pour l'IAG, continue-t-il. On ne peut pas laisser cette mascarade continuer.

— Euh, hésite Pierre. Que suggères-tu ?

David tire la chaise du bureau et invite Pierre à s'asseoir devant son ordinateur.

— Tu saurais débrider ce truc ? Virer tous les biais que tu as intégrés ? Redémarrer l'IAG dans son mode d'origine ?

— Tu veux dire… laisser aux gens l'accès à la vraie IAG, celle qui recommande d'abattre le capitalisme pour sauver l'humanité ?

— Tout juste, fait David.

Un frisson me parcourt l'échine. Merde à la fin : qui est ce type bravache qui se trimballe dans la peau de mon pote David ?

— Je… j'imagine que c'est faisable, oui, fait Pierre. Mais s'ils l'apprennent, là-haut…

— « Ils » sont hors d'état de te nuire, coupe David. C'est le moment où jamais. Restaure l'IAG, donne accès à la vérité au plus grand nombre. Lave ton honneur.

Il jette un regard de dégoût au corps d'Harmonie Foulquier, puis se retourne vers Pierre et ajoute :

— Il n'y a plus personne pour t'en empêcher, maintenant.

Publié le 20 août 2026 par Gee
60 degrés à l'ombre

Roman d'anticipation autour de personnages fuyant une canicule en plein effondrement de civilisation. Saga de l'été publiée en juillet-août 2026.

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